Chapitre n°2
REVELEE : La clé maîtresse des prophéties bibliques !
Les prophéties font-elles directement mention des Etats-Unis et des autres peuples anglophones du monde ? Il y a beaucoup de prophéties concernant Israël, mais se réfèrent-elles toutes à l’Etat hébreu moderne du Moyen-Orient ? Le fait de comprendre l’identité des peuples modernes, mentionnés par ces prophéties anciennes, constitue la clé maîtresse qui permet de trouver le sens de ces prophéties dans le contexte d’aujourd’hui !
En fait, que vous l’acceptiez ou non, beaucoup de prophéties nous ramènent aux anciennes promesses que Dieu avait faites à Abraham (Abram). Si nous ne comprenons pas la lointaine portée que ces promesses impliquent, nous ne pouvons pas pleinement comprendre les prophéties concernant le monde d’aujourd’hui. Genèse 11 nous présente Abraham – l’homme qui répondit à l’appel de Dieu en quittant Babylone. Dans tout le reste de l’Ancien Testament et du Nouveau, l’accent est mis sur la remarquable relation d’Abraham avec Dieu.
Abraham est appelé, à la fois « l’ami de Dieu » (Jacques 2 :23) et « le père de tous les incirconcis qui croient » (Romains 4 :11). Les promesses faites à Abraham sont le fondement du Plan divin ! Toutes les alliances futures sont des excroissances de l’alliance que Dieu fit avec Abraham (Genèse 17).
L’alliance au Sinaï fut conclue avec les douze tribus issues du petit-fils d’Abraham, Jacob, dont le nom fut changé en Israël. Dieu avait déjà garanti l’héritage de la « Terre promise » aux descendants d’Abraham (Genèse 15 :13-21). Ce sujet ne fut pas traité au mont Sinaï. Selon Exode 19 :5-8, Dieu avait proposé une alliance avec les enfants d’Israël, d’après laquelle ceux-ci auraient pu devenir un royaume de sacrificateurs et une nation sainte.
Plus tard, il est fait mention de deux alliances individuelles, l’une avec David et l’autre, avec Lévi. Tous les deux étaient des descendants d’Abraham, et ces alliances étaient des excroissances des promesses que Dieu avait faites à Abraham. Il fut promis à David d’avoir un trône à perpétuité (Psaume 89 :4-5). Cela découlait de la promesse faite à Abraham indiquant que des rois sortiraient de lui. L’alliance avec Lévi consistait en la promesse d’un sacerdoce perpétuel (Nombres 25 :10-13 ; Malachie 2 :4-8). Il s’agissait, là aussi, d’une partie des promesses faites à Abraham. Après tout, il est à remarquer que la connaissance du vrai Dieu et de Ses voies furent préservées pour le monde, au travers des descendants d’Abraham (Genèse 17 :7).
Même la Nouvelle Alliance, prophétisée dans Jérémie 31 :31-34 et Ezéchiel 11 :19-20, et annoncée par Jésus-Christ (Malachie 3 :1 ; Marc 1 :14), devait être conclue avec les descendants d’Abraham. Dans Galates 3 :29, l’apôtre Paul explique que « si vous êtes à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse ». En d’autres termes, tous les véritables chrétiens sont mis au nombre des descendants spirituels d’Abraham. Galates 3 :8, 16 explique que cette promesse fait référence à Jésus qui descendait d’Abraham, par sa lignée humaine.
De nombreuses promesses furent faites à Abraham. Même l’arrivée du Messie, la plus grande promesse de la Bible, était basée sur l’alliance de Dieu avec Abraham. Dans Genèse 22 :18, il fut dit à Abraham que toute l’humanité serait bénie en sa postérité.
Dans cette Leçon, nous examinerons les promesses faites à Abraham, lesquelles sont fondamentales pour comprendre. Quelles sont les promesses physiques, et quelles sont les promesses spirituelles ? Quelles sont, pour nous, les conséquences de ces promesses ? La compréhension des promesses faites à Abraham fournit la clé maîtresse à la compréhension des prophéties des temps de la fin !
Chapitre n°3
L’appel d’Abraham
Nous faisons connaissance avec Abraham dans Genèse 11, et le reste de la Bible traite de l’histoire de sa famille. Quel genre de relation entretenait-il avec Dieu ? Quelles promesses Dieu lui fit-Il, et pourquoi ? A qui ces promesses furent-elles transmises ? Examinons la Bible, pour découvrir la réponse à ces questions.
Quelle fut la première requête que fit Dieu à Abraham (Abram) ? Genèse 12 :1. Quelle fut la réponse d’Abraham ? Genèse 12 :4.
Où résidait originellement Abraham lorsque Dieu l’appela ? Actes 7 :2, 4. La Bible associe-t- elle la terre des Chaldéens au royaume de Babylone ? Esaïe 13 :19 et Jérémie 50 :1 (Note : Mésopotamie signifie « [le pays] entre les rivières ». C’est la région généralement située entre le Tigre et l’Euphrate, où se trouve actuellement l’Iraq moderne et une partie du nord-est de la Syrie. Babylone avait atteint un haut degré de civilisation dans la partie sud de la Mésopotamie, et la Bible la désigne soit du nom de Shinear, soit par l’appellation « le pays des Chaldéens »).
Quel était le projet de Dieu pour Abraham et pour ses descendants ? Genèse 12 :2-3.
Abraham hérita-t-il – à cette époque-là – le pays que Dieu lui avait promis ? Genèse 12 :6-7 ; Actes 7 :5.
Abraham reçut-il les promesses que Dieu lui avait faites ? Hébreux 11 :8-9, 13.
Quels étaient les termes de l’alliance que Dieu fit avec Abraham ? Genèse 17 :1-2. Abraham devait-il devenir le père d’une « multitude de nations » ? Genèse 17 :4 (Note : Au début, le nom d’Abraham était « Abram », qui signifie « père loué ». Dans Genèse 17 :5, Dieu lui donne le nom d’Abraham, qui signifie littéralement « père d’une multitude ». Cela peut également signifier « chef d’une multitude ». Il s’ensuit qu’Abraham devait être l’ancêtre de nombreux dirigeants, verset 6).
Cette promesse devait-elle s’accomplir à travers la descendance d’Abraham par sa femme Sara ? Genèse 17 :15-16 (Lors de l’appel d’Abraham par Dieu, le nom de Sara était Saraï, signifiant « noble dame ». La promesse à Abraham entraînait le changement de son nom en Sara, qui veut dire « princesse », mieux adapté à celle qui devait devenir une « mère des nations »).
Dieu testa-t-Il les limites de l’engagement d’Abraham envers Lui ? Genèse 22 :1-2, 10-12. Par suite de sa soumission totale aux ordres divins, Dieu déclara-t-Il que, désormais, les termes de l’alliance qu’Il avait conclue avec Abraham étaient scellés, et que les promesses pour ses descendants seraient inconditionnelles ? Genèse 22 :16-18.
Les promesses faites à Abraham furent-elles confirmées à Isaac ? Genèse 26 :1-5, 24.
Ces promesses passèrent-elles à Jacob, le plus jeune fils d’Isaac et de Rebecca ? Genèse 28 :1-4.
Vivons-nous à la fin des temps ?
Au cours des siècles, beaucoup de personnalités religieuses ont pensé qu’elles vivaient dans les derniers jours. Dès le premier siècle, plusieurs dates ont été avancées pour annoncer le retour du Christ. Pourquoi devrions-nous penser que notre époque est unique ? Au premier siècle, il y eut ceux qui pensaient que le retour du Messie suivrait la destruction du temple par les Romains, en 70 apr. J.-C. Plus tard, à cause des invasions mongoles ou de la peste noire, beaucoup d’Européens pensaient vivre aux temps de la fin. D’autres encore ont pensé que la Première Guerre mondiale, ou même la Seconde, amènerait les événements qui conduiraient à la fin du monde. Toutes ces choses sont venues et sont passées, mais la vie continue. Notre société arrivera-t-elle un jour à sa fin ? Si oui, serait-il possible de savoir approximativement quand cette fin aura lieu ?
Beaucoup de théologiens pensent que le livre de l’Apocalypse n’est qu’une métaphore décrivant la lutte entre le bien et le mal. Ils ne croient pas à l’intervention divine littérale dans les affaires du monde. Cependant, comme l’apôtre Pierre l’a expliqué, la plupart des gens instruits veulent ignorer l’évidence de l’intervention divine (2 Pierre 3 :5) au cours des siècles. Les preuves géologiques du déluge de Noé, par exemple, sont rejetées. Beaucoup ne souhaitent tout simplement pas croire qu’il y a un Créateur vivant et actif, très impliqué dans Sa création. L’Histoire montre que Dieu est intervenu, non seulement à l’époque de Noé, mais également lors de la destruction de Sodome et de Gomorrhe, ainsi qu’au temps de l’exode et de l’établissement d’Israël en Terre promise. La main du Créateur transparaît maintes fois derrière les événements qui ont marqué l’Histoire.
En ce qui concerne la future intervention de Dieu, promise dans les pages de la Bible, pouvons-nous savoir si, oui ou non, cette époque est réellement proche ? Il est impossible de ne pas constater que le 20ème siècle est unique. Il a commencé avec des gens qui vivaient, la plupart du temps, de la même manière que leurs ancêtres. La vaste majorité de la population vivait à la campagne, et non dans des villes. Elle produisait de quoi vivre à partir de la terre. Elle employait des outils à main et des animaux domestiques. Les gens se déplaçaient à pied ou à dos d’animal.
Il n’y avait ni radio, ni télévision. On ne songeait pas aux ordinateurs. Le premier avion n’avait pas encore volé. Les voyages spatiaux et la technologie des satellites auraient été tout à fait inconcevables aux yeux de ceux qui vivaient au début du 20ème siècle. Or, toutes ces choses et d’autres encore sont arrivées au cours de notre vie.
Il y a toujours eu des changements dans le monde où nous vivons. Cependant, le rythme auquel les changements technologiques modernes ont eu lieu est sans parallèle. L’avancée de la technologie fut aussi marquée par des changements sociaux et politiques. Le formidable accroissement des connaissances humaines est allé de pair avec une effrayante augmentation de capacité destructive.
Peut-être que rien ne symbolise mieux la rapidité de ce changement que la comparaison du monde d’avant et d’après la Seconde Guerre mondiale. Cette guerre a commencé en 1939, avec la charge de la cavalerie polonaise contre l’armée d’invasion d’Hitler. Elle prit fin six ans plus tard avec un nuage atomique dans le ciel de Nagasaki, au Japon. Avec la production des armes atomiques, suivie d’armes nucléaires, l’humanité s’est dotée d’un moyen de destruction capable d’anéantir toute civilisation de la surface du globe !
Notre monde a-t-il une raison d’être ? Y a-t-il un plan magistral ? Se peut-il que notre monde coure vers une destruction insensée ? Pouvez-vous savoir ce que l’avenir vous réserve, à vous et à ceux que vous aimez ? Dans cette seconde Leçon du Cours de Bible, vous aurez la réponse à ces questions, ainsi qu’à d’autres tout aussi essentielles.
Le 20ème siècle était-il unique ?
Notre époque est identifiée dans la Bible de plusieurs manières reconnaissables. Comme nous l’avons vu dans les remarques de l’introduction, l’humanité est arrivée à un point de crise qui pourrait la conduire à une annihilation totale. Cela est prophétisé à la fois dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament. Le Christ a dit que l’homme ne pourrait connaître le jour ou l’heure de Son retour. Néanmoins, Il reprocha aux pharisiens de ne pas discerner les signes du temps dans lequel ils vivaient. Nous avons besoin de comprendre les signes du temps moderne où nous vivons. Nous avons besoin de connaître la réponse aux deux questions essentielles posées par les Ecritures : Quelles sont les clés bibliques, qui identifient réellement les temps de la fin – et ces clés décrivent-elles vraiment notre époque ?
Dieu voit-Il d’avance l’ascension et la chute des nations et des empires ? A-t-Il déterminé d’avance un temps pour tout ? Actes 17 :26.
Dieu a-t-Il mis en œuvre un plan magistral, dès le commencement ? Esaïe 46 :10.
Dieu souhaite-t-Il intervenir dans les affaires du monde, sans le révéler à Ses serviteurs ? Amos 3 :7.
Certaines prophéties bibliques devaient-elles être scellées jusqu’aux temps de la fin ? Daniel 12 :4.
Qu’est ce qui devait caractériser le monde aux temps de la fin ? En quoi devait-il se différencier des époques précédentes de l’histoire humaine ? Daniel 12 :4. (Note : Les automobiles et les avions ont révolutionné les transports, alors que la presse, la radio, la télévision et les ordinateurs ont contribué à l’explosion de la connaissance).
Le Christ a-t-Il dit que la vie sur terre serait annihilée, aux temps de la fin, si Dieu n’intervenait pas ? Matthieu 24 :22. Cela aurait-il pu arriver avant la production et la prolifération des armes atomiques et nucléaires ? (Note : En dépit du désarmement et du démantèlement de l’arsenal nucléaire par les Etats-Unis et la Russie à la suite du morcellement de l’ancienne URSS, ces armes nucléaires continuent à proliférer. Bien que seule l’Union soviétique fût concernée par le traité, néanmoins, quatre gouvernements séparés nous posent encore une menace. Cinq autres nations – le Royaume-Uni, la France, l’Inde, le Pakistan et la Chine – sont considérées comme des puissances nucléaires. D’autres nations – y inclus Israël, la Libye et la Corée du Nord – sont fortement soupçonnées d’avoir mis au point des armes nucléaires, malgré leurs démentis).
Le même Evangile du Royaume de Dieu, prêché par Jésus-Christ, doit-il être annoncé à toutes les nations, juste avant Son retour ? Matthieu 24 :14.
Comment l’apôtre Paul décrit-il l’état de la société aux « temps de la fin » ? 2 Timothée 3 :1-5.
A quelle autre époque, Jésus-Christ compare-t-Il l’état de la société juste avant Son retour ? Matthieu 24 :37. De quoi la terre était-elle remplie à cette époque-là ? Genèse 6 :11.
Le Christ a-t-Il dit qu’il serait possible d’avoir un aperçu de l’époque au cours de laquelle Il reviendrait en tant que Roi des rois ? Matthieu 24 :32-33.
Une période de trouble à venir
Serez-vous préparé ?
Puisque ces temps de la fin et les terribles calamités qui les accompagneront s’abattront sur ce monde, quels préparatifs devriez-vous faire ? Y a-t-il des démarches que vous pourriez entreprendre pour vous préserver de l’holocauste mondial à venir ? Pour la sécurité de votre vie, de celle de vos biens, de même que pour la sécurité de vos proches ?
Dans les années 50, mus par la crainte d’une guerre nucléaire, des milliers d’Américains se sont fait construire des abris dans leurs jardins. Récemment, surtout aux Etats-Unis, s’est développé un mouvement survivaliste. Quoique souvent en désaccord entre eux sur les détails du scénario, ces gens croient qu’une terrible destruction menace de s’abattre là où ils vivent. En conséquence, des milliers d’entre eux ont, dans une certaine mesure, stocké de la nourriture, de l’eau et des armes. Beaucoup ont déménagé à la campagne, et certains ont même construit des abris de survie.
Saisis par cette paranoïa, certains d’entre eux se sont servis de la Bible pour justifier leurs craintes d’un malheur imminent et leur tentative d’autoprotection. Mais qu’enseigne vraiment la Bible à ce sujet ? Quelles sortes d’instructions Jésus-Christ donna-t-Il à Ses disciples ?
La prophétie du mont des Oliviers, appelée ainsi parce que Jésus-Christ la donna à Ses disciples alors qu’ils étaient assis à cet endroit-là, a été préservée dans les récits parallèles de Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21. Elle a souvent été désignée comme le point de convergence des prophéties bibliques. Dans ce sermon, Jésus-Christ ne nous met pas seulement en garde contre les événements qui précéderont Son retour, mais aussi contre les choses terribles qui se réaliseraient au premier siècle, à Jérusalem, y inclus la destruction totale du temple. Il prévint Son auditoire qu’il y aurait des persécutions et des arrestations parmi Ses disciples. Cependant, nulle part, Il ne leur recommanda de s’armer et de concentrer leur énergie en des préparatifs destinés à leur fournir une protection personnelle. Au contraire, un peu plus tôt, Il avait prévenu Ses disciples en ces termes : « Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra… » (Marc 8 :35).
Des événements qui ébranleront la terre saisiront bientôt un monde nonchalant et non préparé. Ils seront si horribles que Jésus-Christ les a désignés comme un temps de grande détresse, une époque de pression intense et d’épreuves de portée inégalée jusqu’alors. Dieu devra abréger ces jours pour sauver Ses élus, sinon personne ne serait vivant (Matthieu 24 :22). Cela surprendra toutes les nations, comme un voleur. En révélant ces choses, Jésus enjoignit Ses disciples à se préparer : « Veillez donc… » et « Tenez-vous prêts, car le Fils de l’homme viendra à l’heure où vous n’y penserez pas » (Matthieu 24 :42-44).
La parole de Dieu dit comment se préparer
Comment donc les chrétiens fidèles doivent-ils se préparer, face aux événements terrifiants qui s’abattront bientôt sur cette terre ? Après tout, Jésus-Christ n’a-t-Il pas dit à Ses disciples qu’il était possible d’échapper aux calamités à venir ? (Luc 21 :36). Comment ? Remarquez les propres instructions du Christ : « Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s’appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l’improviste, car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la surface de toute la terre. Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d’échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21 :34-36).
Les jours décrits par le Christ arriveront réellement. Le choc et la surprise surprendront la majorité des gens, avant qu’ils ne réalisent ce qui leur arrive. Cependant, il ne faut pas que vous soyez pris au dépourvu, ni vous ni votre famille.
Les avertissements les plus sérieux du Christ visaient surtout l’indifférence et le contentement de soi. Jésus souligna le besoin pour Ses disciples de veiller et de ne pas retomber dans leurs anciens péchés. Devant l’aggravation des conditions et l’augmentation du rejet des lois, le pire serait d’être tenté d’abandonner, « l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24 :12-13). La meilleure préparation est la préparation spirituelle ! Cela implique un contact intime avec Dieu par la prière fervente et le jeûne – priant d’être jugés dignes d’échapper au cataclysme à venir, et de pouvoir se tenir en face du Roi des rois et juste Juge : « Soyez donc sages et sobres, pour vaquer à la prière » (1 Pierre 4 :7).
Le discernement spirituel
Jésus-Christ mit les disciples également en garde contre les faux apôtres et les faux enseignants, qui se font passer pour de vrais serviteurs de Dieu : « Car plusieurs viendront sous mon nom, disant : C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens » (Matthieu 24 :5). Paul a dit que certains individus infiltreraient, avec perfidie, l’Eglise de son époque : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. Il n’est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres » (2 Corinthiens 11 :14-15).
La préparation spirituelle conduit au discernement spirituel. L’apôtre Paul a dit : « Que personne ne vous séduise d’aucune manière… » (2 Thessaloniciens 2 :3-4). C’est une nécessité pour le peuple de Dieu d’étudier et de se nourrir quotidiennement de la parole de Dieu – en examinant toute chose par les Ecritures, et en pratiquant la voie divine dans notre vie (1 Thessaloniciens 5 :21). En faisant ainsi, notre « jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal » (Hébreux 5 :14). Collectivement, la véritable Eglise de Dieu comprend l’importance de prêcher le véritable Evangile de Jésus-Christ au monde, et de nourrir l’Eglise jusqu’à ce que le Christ revienne (Matthieu 24 :14 ; 28 :18-20 ; Marc 8 :34-35).
En outre, le peuple de Dieu ne doit pas ignorer l’époque dans laquelle nous vivons. Nous devons surveiller les conditions mondiales et les événements qui se rapportent aux prophéties des temps de la fin. Les guerres, les famines, la disette et les catastrophes naturelles iront crescendo juste avant les jours de détresse : « Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche. De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l’homme est proche, à la porte. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n’arrive » (Matthieu 24 :32-34). Paul a dit que ces choses arriveront soudainement, comme un voleur au milieu de la nuit. Cependant, la véritable Eglise de Dieu doit rester sur le qui-vive ! « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur » (1 Thessaloniciens 5 :4).
Quelle bénédiction que de connaître la Vérité et d’être prévenus ! Néanmoins, ce n’est pas ce que vous connaissez , mais ce que vous faites de cette connaissance qui compte vraiment pour Dieu : « Quel est donc le serviteur fidèle et prudent, […] Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi » (Matthieu 24 :45-46).
Les derniers temps
L’apôtre Paul ouvre l’Epître aux Hébreux en expliquant que Dieu, auparavant, S’était révélé à plusieurs reprises et de plusieurs manières, mais qu’Il S’est révélé « dans ces derniers temps » par Jésus-Christ. Pourquoi l’apôtre Paul dit-il que son époque faisait partie des derniers temps ?
Dans 1 Pierre 1 :20, Pierre dit que le Christ fut manifesté « à la fin des temps ». Jean utilise une expression similaire dans 1 Jean 2 :18, en désignant « la fin des temps », comme la présence de beaucoup « d’antéchrists » le prouve.
La clé pour comprendre cet usage se trouve dans 2 Pierre 3 :7-9. Dieu a un « dessein » dans lequel un jour littéral égale une époque de mille ans. La création de la semaine de sept jours, mentionnée dans Genèse 1, est un modèle du dessein divin pour Sa création. Dans ce modèle, six jours ont été alloués à l’homme pour ses activités – et le dernier jour a été sanctifié par Dieu comme jour de repos.
Avant l’époque de Jésus-Christ, il s’était approximativement écoulé 4000 ans d’histoire humaine. Ensuite, le Christ vint pour exercer Son ministère, c’est-à-dire après que les deux tiers environ d’une « semaine de travail » humain de six jours furent écoulés. L’époque du sabbat de Dieu de mille ans n’était plus qu’à deux « jours » de là.
Avec le premier Avènement de Jésus-Christ, le plan divin pour l’humanité entrait dans sa phase finale. Si le premier siècle a marqué le début des derniers temps dans le plan divin, le 20ème siècle représente les dernières heures qui s’achèvent ! Si nous pouvions nous représenter l’histoire de l’humanité, depuis Adam jusqu’à nos jours, par une longue fresque murale d’un mètre cinquante, nous serions placés dans les derniers millimètres de l’histoire humaine. En réalité, nous ne sommes pas seulement dans les derniers jours, mais encore à la fin de la dernière demi-heure !
Le plan divin de 7000 ans
Dieu a-t-Il un emploi du temps ? Pouvons-nous démontrer, par la Bible, la durée de cet emploi du temps ? Dans l’affirmative, y a-t-il une façon de savoir où nous nous trouvons, aujourd’hui, dans le déroulement général de ce plan ? Dieu a établi un schéma sous la forme d’une semaine de sept jours. Les deux premiers chapitres de la Genèse montrent que la création divine s’est étalée sur six jours de travail, suivie d’un septième jour de repos. La connaissance de ce schéma fut transmise à l’homme (Exode 20 :8-11). La Bible contient beaucoup d’informations chronologiques dans ses généalogies et dans la liste des rois. Alors que beaucoup de lecteurs considèrent ces informations comme étant plutôt ennuyeuses, se pourrait-il qu’elles servent un but très important ? Poursuivons pour comprendre.
Que dit l’apôtre Pierre de l’attitude qui caractérisera beaucoup de gens aux derniers jours ? 2 Pierre 3 :3-4.
Dieu est-Il négligent ou indifférent à l’égard de Ses promesses et de leur déroulement, ou a-t-Il un programme bien planifié ? 2 Pierre 3 :8-9. Les « jours » du point de vue prophétique ont-ils une durée de mille ans ?
Le Messie et les saints régneront-ils sur terre pendant mille ans ? Apocalypse 20 :1-6.
Esaïe compare-t-il le règne du Messie à un « repos » (à un sabbat) millénaire ? Esaïe 14 :3, 7 ; Hébreux 4 :1-11. En se basant sur le schéma que Dieu révèle dans Genèse 1, pourrions-nous raisonnablement nous attendre à ce qu’un sabbat millénaire soit précédé de six « jours » accordés à l’homme par Dieu ?
Note : Pour savoir si nous sommes près du sabbat millénaire, il faut connaître approximativement combien de temps s’est écoulé depuis la création de l’homme). Est-ce que Genèse 5 :3-29 ; 7 :11 montre que 1656 ans se dégagent entre la création d’Adam et le déluge du temps de Noé ? (Note : Genèse 5 :3 dit qu’Adam avait 130 ans à la naissance de Seth. Ajoutez à cela l’âge de chacun des patriarches à la naissance de leur fils, plus l’âge de Noé au moment du déluge.
Genèse 11 :10-32 indique-t-il que 427 ans ont passé entre le déluge et la mort de Térach, à l’époque où Abram quitta Haran (voir Actes 7 :4) ? Abram était-il âgé de 75 ans lorsqu’il partit d’Haran ? Genèse 12 :4.
Quel âge avait Abraham lorsque Dieu fit une alliance, marquée par la circoncision, avec lui ? Genèse 17 :1-10. S’était-il écoulé 24 ans depuis qu’il avait quitté Haran ? (Note : Un examen attentif entre Genèse 12 :4 et Genèse 17 :1 permet de déterminer l’âge d’Abraham au moment de l’alliance).
Selon Galates 3 :16-17, combien d’années se sont écoulées entre l’alliance faite avec Abraham et l’alliance établie au mont Sinaï, dans l’année où eut lieu l’exode ? (voir aussi Exode 12 :40).
Combien d’années y a-t-il entre l’exode et la quatrième année du roi Salomon, lorsque la construction du temple commença ? 1 Rois 6 :1. (Note : En se basant sur d’anciens récits, les érudits datent la quatrième année de Salomon vers 966 avant Jésus-Christ).
Si vous additionnez ces nombres (1656 + 427 + 24 + 430 + 480 + 966), quelle serait l’année approximative de la création d’Adam ? Cela ne prouve-t-il pas que 6000 ans se sont à peu près écoulés depuis ?
Jérusalem : point central de l’attention divine
Une seule ville se distingue plus qu’aucune autre comme point de convergence des prophéties bibliques : la ville de Jérusalem. Aussi actuelle aujourd’hui, à la une des journaux qu’à l’époque antique de la Genèse, Jérusalem tient une place unique. C’est une ville qui – maintes fois conquise et détruite au cours de sa longue histoire – fut toujours reconstruite. Après de nombreux siècles de retrait de la scène géopolitique mondiale, elle s’est retrouvée projetée au premier plan et au centre, en ces temps modernes. Pour saisir comment cela est soudainement arrivé, nous avons besoin d’examiner de près le rôle charnière que la ville de Jérusalem a joué à travers les âges.
A l’époque d’Abraham, Dieu employait-Il déjà Jérusalem comme centre d’où Ses voies étaient enseignées ? Genèse 14 :18-20. (Note : Tous les commentateurs bibliques reconnaissent que Salem était l’ancien nom de Jérusalem. L’histoire primitive est quelque peu obscure, mais des références historiques montrent que la ville existait longtemps avant que Josué eût conduit les Israélites en Canaan. Son nom d’origine était Urusalim, « Cité de Salim » ou « Cité de Paix »).
Le roi David prit-il Jérusalem des mains des Jébusiens, et en fit-il la capitale des douze tribus d’Israël ? 2 Samuel 5 :4-7.
Le roi David déplaça-t-il l’arche de l’alliance, symbole de la présence divine, à Jérusalem ? 1 Chroniques 15 :3 ; 16 :1. (Note : Depuis l’époque de Moïse, l’arche de l’alliance était le centre du culte pour les Israélites. L’arche contenait une copie de la loi, et servit aussi de siège de miséricorde où Se tint Dieu lorsqu’Il rencontra Moïse pour lui parler dans le tabernacle au désert. Au temps de David, l’arche se trouvait à Kirjath-Jearim, et il la déplaça à Jérusalem où elle demeura sous une tente jusqu’à ce que Salomon, son fils, l’eût placée dans le saint des saints du temple qu’il venait de construire).
Le roi David avait-il manifesté le désir de bâtir une Maison pour Dieu, à Jérusalem ? A qui Dieu permit-Il de construire Son temple ? 1 Chroniques 17 :1-4, 11-12 ; 28 :2-6, 11-12.
Que dit Dieu à Salomon, au sujet du temple de Jérusalem, lors de sa dédicace ? 2 Chroniques 7 :12, 16, 19-22.
Dieu permit-Il que Jérusalem soit détruite autrefois à cause des péchés de la nation ? 2 Chroniques 36 :14-19. (Note : La destruction de Jérusalem vint après que Jérémie et d’autres prophètes eurent lancé des avertissements à Sédécias et à la nation de Juda, qui les ignorèrent. La condamnation de Dieu et la destruction de Jérusalem provoquèrent beaucoup de morts, ainsi qu’un exil massif de toute la nation. Voir 2 Rois 25).
La ville fut-elle reconstruite ? Et le temple ? 2 Chroniques 36 :22-23 ; Esaïe 44 :24-28.
Que dit Jésus-Christ, vers la fin de Son ministère, au sujet de Jérusalem ? Matthieu 23 :37-38.
Jésus fut-Il crucifié à Jérusalem ? Matthieu 27 :31-33 ; Luc 24 :18-20.
Monta-t-Il au ciel à partir du mont des Oliviers, situé juste à l’extérieur des murs de la ville ? Est-ce à cet endroit qu’Il reviendra ? Actes 1 :9-12 ; Zacharie 14 :3-4.
Jérusalem : rétrospective historique
Une ville, aspergée de sang au cours des siècles de conflits sans fin, attend sa destinée prophétique.
1895 av. J.-C. –Melchisédeck, Roi de Salem, bénit Abram et reçoit ses dîmes (Genèse 14 :18-20).
1850 av. J.-C. –Genèse 22 :2, Dieu ordonne à Abraham d’emmener Isaac au pays de Morija, pour le sacrifier. Plus tard, Dieu pourvoira un bélier pour le sacrifice à la place d’Isaac.
1406 av. J.-C. –Josué bat Adoni-Tsédek, roi de Jérusalem (Josué 10 :1-5, 23-26). Les Jébusiens restèrent maîtres d’une partie de la ville (Josué 15 :63).
1380 av. J.-C. –Juda conquiert et brûle la Jérusalem contrôlée par les Cananéens (Juges 1 :8-10).
1000 av. J.-C. –Jérusalem est capturée par le roi David (2 Samuel 5 :6-9) et la citadelle devient la Cité de David. Jérusalem devient la capitale de tout Israël. Plusieurs années plus tard, Dieu choisit l’aire d’Aravna, adjacente à la Cité de David, afin que David offre un sacrifice pour que Dieu daigne arrêter la plaie sur Jérusalem (2 Samuel 24 :16). Cet endroit pourrait bien être l’emplacement du temple de Dieu, construit plus tard.
944 av. J.-C. –Salomon commence la construction du temple, au cours de la quatrième année de son règne (1 Rois 6 :1).
925 av. J.-C. –Schischak, roi d’Egypte, monte contre Roboam, roi de Juda. Le temple est pillé (1 Rois 14 : 25, 26).
775 av. J.-C. –Le roi Joas d’Israël attaque le roi Amatsia de Juda. Une brèche est ouverte dans la muraille et le temple est pillé (2 Rois 14 :13-14).
586 av. J.-C. –Le roi Nebucadnetsar conquiert et détruit Jérusalem, ainsi que le temple (2 Rois 25 : 8-10).
539 av. J.-C. –Cyrus le Grand, roi de Perse, conquiert Babylone. Il permet aux exilés juifs de rentrer à Jérusalem pour reconstruire le temple (2 Chroniques 36 :22-23).
458-57 av. J.-C. –7ème année du roi perse Artaxerxés. Il promulgue un décret permettant la reconstruction des murs de Jérusalem. Esdras part de Babylone pour Jérusalem, avec le Livre de la loi (Esdras 7 :1, 7-8).
332 av. J.-C. –Alexandre le Grand annexe Jérusalem à l’empire grec et domine complètement la Perse, l’année suivante.
312 av. J.-C. –Ptolémée I, l’un des premiers généraux d’Alexandre, incorpore la Palestine à son royaume d’Egypte, à la suite de la scission de l’empire d’Alexandre le Grand.
198 av. J.-C. –Antiochos II, le descendant d’un autre général d’Alexandre, reprend la Palestine à l’Egypte et l’ajoute à son royaume séleucide de Syrie.
167 av. J.-C. –Antiochos IV (Epiphane) promulgue un décret interdisant l’observance de la loi de Dieu. L’abomination de la désolation est bientôt établie.
164 av. J.-C. –Les Maccabées battent les Syriens et consacrent à nouveau le temple. Leur domination s’étend sur Jérusalem, la Samarie, Juda et la Galilée.
63 av. J.-C. – Pompée conquiert Jérusalem et en fait une partie de l’Empire romain.
37 av. J.-C. – Hérode le Grand assume la royauté à Jérusalem.
31 –Crucifixion de Jésus-Christ, Sa résurrection et le début de l’Eglise.
70 –Le second temple est détruit par les Romains. Seul, le mur occidental (le mur des Lamentations) reste debout.
135 –La révolte de Simon Bar Kokhba provoque la mort de 500.000 personnes. L’empereur Adrien chasse les Juifs de Jérusalem. La ville est renommée Aelia Capitolina.
332 –L’empereur Constantin commence les travaux des sites chrétiens de Jérusalem.
614 –Les Perses conquièrent Jérusalem, ce qui se traduit par le massacre de 35.000 personnes et par la destruction des édifices religieux.
638 –Six ans après la mort de Mahomet, les Musulmans prennent Jérusalem.
691 –Le Dôme du Rocher est construit.
1071 –Les Turcs dominent Jérusalem pendant une courte période.
1099 –La période des croisades commence avec les massacres en masse des Juifs et des Musulmans locaux. Jérusalem est établie comme capitale du royaume croisé.
1187 –Saladin, sultan d’Egypte, reprend Jérusalem.
1244 –Les Mongols saccagent Jérusalem.
1260 –Jérusalem est contrôlée par la dynastie Mamelouk d’Egypte, après la défaite des Mongols.
1516 –L’empire ottoman se rend vainqueur des Mamelouks et contrôle la Palestine et Jérusalem.
1917 –La Déclaration de Balfour est rédigée par le gouvernement britannique, en déclarant que son but était d’établir une patrie juive en Palestine. L’armée britannique, commandée par le général Allenby, bat les Turcs et pénètre à Jérusalem.
1947 –Partage de Jérusalem par les Nations unies. La ville est partagée entre Juifs et Arabes.
1948 –Le 6 mai, Israël devient une nation indépendante. Israël se défend avec succès contre l’attaque de la Ligue arabe.
1967 –Durant la Guerre des Six Jours, Israël s’empare de tout Jérusalem, la soumettant pour la première fois à la domination juive depuis la destruction romaine en 70 apr. J.-C.
Jérusalem : poudrière des temps de la fin
Au cours des siècles, Jérusalem ne fut pas seulement le point principal de l’attention divine, mais encore le centre des prophéties des temps de la fin. Après des siècles de ténèbres relatives, Jérusalem fut propulsée au centre de la scène mondiale à la suite de la Guerre des Six Jours, qui rendit pour la première fois aux Juifs le contrôle de la ville depuis l’an 70.
Quoique les Juifs furent dispersés loin de Jérusalem depuis presque 1900 ans, Dieu inspira-t-Il une ancienne prophétie annonçant qu’aux temps de la fin, ces derniers se retrouveraient une fois encore à Jérusalem ? Zacharie 12 :2, 5-6. (Note : Beaucoup ont écrit que la création de l’Etat d’Israël, en 1948, était une réalisation de la prophétie. Ils ont mal compris les Ecritures d’Esaïe et d’Ezéchiel. Il y a toujours eu des gens de la tribu de Juda en Palestine et à Jérusalem, même avant qu’Israël ne devînt une nation indépendante. Cette prophétie de Zacharie indique que Juda serait fermement établi à Jérusalem, aux temps de la fin).
Le Christ dit-Il que l’abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel se réalisera aux temps de la fin ? Matthieu 24 :15-16. Cette « abomination » concerne-t-elle la cessation du sacrifice perpétuel (journalier) ? Daniel 12 :11. Cela implique-t-il que les sacrifices du temple seront de nouveau rétablis, puisqu’il faudra bien qu’ils aient un début avant qu’on ne les interdise ?
Les deux serviteurs principaux de Dieu, des temps de la fin, c’est-à-dire les deux témoins, seront-ils à Jérusalem pour mener leur action ? Apocalypse 11 :1-8.
Dieu révèle-t-Il que Jérusalem serait un point central du déploiement géopolitique mondial des temps de la fin ? Zacharie 12 :3.
Les armées qui s’amasseront autour de Jérusalem seront-elles un signe pour les disciples du Christ, des temps de la fin ? Luc 21 :20-22.
Y aura-t-il une grande armée multinationale, qui se réunira finalement pour combattre contre Jérusalem ? Zacharie 14 :1-2.
Quelle sera l’issue de cette bataille ? Zacharie 14 :3, 9, 11.
Jérusalem est-elle destinée à devenir la capitale mondiale, après le retour de Jésus-Christ ? Esaïe 2 :2-3 ; Zacharie 8 :1-3.
Après mille ans, Jérusalem sera-t-elle recréée pour devenir le lieu de résidence de Dieu, en personne ? Apocalypse 21 :2-3, 10-11, 22-23.
L’abomination de la désolation
Dans Matthieu 24 :15, Jésus-Christ Se réfère à « l’abomination de la désolation dont a parlé le prophète Daniel », comme signal marquant le début d’une séquence d’événements des temps de la fin. Luc 21 :20 fait coïncider cet événement à l’encerclement armé de Jérusalem.
Cependant, au premier siècle, lorsque Jésus-Christ en parla avec Ses disciples, il s’était déjà passé un événement historique, vieux de 200 ans, que les Juifs considéraient comme l’abomination de la désolation.
Daniel avait prophétisé au sujet de « l’abomination », dans trois chapitres différents. Il s’agit des chapitres 8, 11 et 12 du livre de Daniel. Le contexte des chapitres 8 et 11, en particulier, contient un nombre important d’événements historiques qui lient l’abomination à ce qui s’était passé 200 ans avant le ministère du Christ. Daniel 12, par contre, rattache l’abomination aux événements précédant de peu la venue du Messie dans Sa gloire.
Dans les chapitres 8 et 11, Daniel décrivait une tranche d’histoire qui commença avec l’empire perse de son époque. Il lui fut révélé qu’un puissant roi de Grèce conquerrait la Perse, mais qu’il mourrait brusquement et que son empire serait partagé entre quatre de ses généraux (Daniel 8 :2-8, 20-22 ; 11 :1-4). Cela s’est produit historiquement avec la conquête de la Perse par Alexandre le Grand, en 331 av. J.-C. et sa mort qui eut lieu en 323 av. J.-C.
Quoique les quatre généraux d’Alexandre se partagèrent l’empire, le récit biblique ne fait cas que du royaume de Séleucos, au nord de Jérusalem, et de celui de Ptolémée, au sud de Jérusalem. Ces deux seuls ayant eu maille à partir avec Jérusalem et le peuple de Dieu.
Daniel 8, qui décrit les quatre royaumes succédant à l’empire d’Alexandre comme « quatre cornes », se réfère à une « petite corne » sortant de l’un d’eux, qui fera cesser le sacrifice perpétuel du temple (versets 9, 11). Daniel 11 parle d’un « homme méprisé », qui usera d’intrigues pour accéder au trône du royaume séleucide du nord, pénétrera en Palestine, et mettra fin au sacrifice perpétuel du temple (versets 21, 31). En même temps que l’arrêt des sacrifices, la prophétie annonce qu’il dresserait une abomination de la désolation.
L’accomplissement historique de cet événement s’est réalisé environ 150 ans avant la naissance du Christ. Quoique ne faisant pas partie des Ecritures, et qu’il ne fût jamais question de lui donner la même valeur, il existe un compte-rendu exact de cette période. Ce livre s’appelle 1 Maccabées et fournit un témoignage oculaire de l’accomplissement des événements que Daniel avait prophétisé environ 370 ans, avant qu’ils n’arrivent.
« Alexandros [Alexandre le Grand] règne douze ans et meurt. Ses serviteurs gouvernent chacun en son lieu […] Parmi eux surgit la racine du crime, Antiochos Epiphanès […] Le roi écrit à tout son royaume d’être tous un seul peuple, d’abandonner tout homme ses lois. Toutes les nations se conforment aux prescriptions royales […] Le roi envoie des actes, par la main de messagers, à Ieroushalaîm [Jérusalem] et dans les villes de Iehouda [Juda] pour aller derrière les lois étrangères à la terre, pour interdire au sanctuaire, les montées, le sacrifice, la libation, pour profaner le shabbat et les fêtes […] Le quinzième jour de Kislév en l’an 145 [167 av. J.-C.], ils bâtissent l’abjection de la désolation sur l’autel et dans les villes de Iehouda [Juda], autour » (1 Maccabées 1 :7, 10, 41-42, 44-45, 54, traduction d’André Chouraqui).
Il est clair qu’Antiochos Epiphane est le type historique de ce que sera la bête de la fin des temps, dans l’Apocalypse. Par l’intrigue, il obtint la couronne alors qu’elle revenait de droit à son neveu. Daniel le qualifie d’« homme méprisé », qui voulait reprendre à son compte le rêve d’un « monde unique » d’Alexandre. Il voyait les Juifs comme un obstacle majeur à ses plans d’unification du monde. Ceux qui observaient la loi de Dieu s’accrochèrent à leur identité, mais beaucoup s’apprêtaient à abandonner le Dieu d’Israël, afin d’être acceptés par la société environnante.
Plus tard, aux alentours de la Fête des Tabernacles, en 167 av. J.-C., Antiochos promulgua un décret interdisant de faire des sacrifices au Dieu d’Israël, dans le temple de Jérusalem. Vers l’époque correspondant à notre mois de décembre, il avait érigé une statue de Jupiter olympien, dans le temple, pour que l’objet du culte soit tourné vers elle. Ces événements déclenchèrent la Révolte des Maccabées, qui prit fin avec la défaite des Syriens et le nettoiement du temple, trois ans plus tard, en décembre 164 av. J.-C. Un nouvel autel fut construit et le temple fut dédicacé à nouveau au Dieu d’Israël. Les Juifs commémorèrent cet événement par un jour férié : la Fête de la Dédicace (Hanukkah, en hébreu), qui fut citée par Jésus Lui-même (Jean 10 :22-23).
Les Juifs, à l’époque du Christ, savaient que l’abomination de la désolation était un fait historique, et qu’elle avait été érigée par Antiochos Epiphane, deux siècles plus tôt. Elle comprenait la cessation des sacrifices journaliers du temple et l’érection d’une idole comme nouvel objet de vénération. Elle fut accompagnée d’une proclamation déclarant illégales, à la fois la pratique de la loi divine et la possession d’une copie des Ecritures.
Jésus révéla clairement à Ses disciples que l’abomination citée par Daniel n’était pas qu’un fait historique passé. L’abomination de l’époque d’Antiochos n’était, en réalité, qu’un type ou que l’anticipation d’un événement de la fin des temps, qui précédera Son retour pour établir le Royaume de Dieu sur cette terre.